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Kode9 & The Spaceape “Backward” / “9 Samourai” (Hyperdub)

macaron backwardCatalogue : HYP004
Format : 10"

Nouvelle sortie sur le label Hyperdub, “Backward”, où swing de cymbale ride quasi jazz, mélodie de synthèse, deep stabs et sub bass sont les ingrédients de cette poésie dub politico-philosophique en spoken word débitée par Kode9 et son comparse vocaliste The Spaceape. “9 Samourai” s’élève d’une terre torride et poussiéreuse à la fois comme un hymne héroïque et une marche funéraire poignante. Grâce à une infrabasse sourde et à un continuel roulement de percussions filtrées, le beat maintient un constant niveau de tension accentuant le lyrisme submersif de ce morceau qui pourrait sonner comme l’immense force d’inertie du mouvement de l’Histoire.

Burial “Burial” (Hyperdub)

pochette cd burial Catalogue : HDBCD001
Format : CD

L’album “Burial” est la deuxième sortie du discret producteur Burial et le premier album publié sur le label Hyperdub de Kode9. Artiste périphérique à la scène dubstep, Burial signe ici un album mûr, tout en subtilité et sobriété, et qui atteint à une rare profondeur émotionnelle. A l’écoute, on pense inévitablement à Carl Craig ou Black Dog tant cet album est écrit comme la bande originale d'un road movie introspectif et mélancolique. Le son, en apesanteur mobile, définit un espace habité, traversé de signaux abstraits, de textures bruissantes et diffractées, de clicks et polyrythmes glitchy. Beats old school UK garage, techno dub minimal allemand, samples lapidaires de voix soul, vastes espaces harmoniques detroity composent un ressac intemporel et sidéral. “Burial” est un album humble et profond d’où émane une intimité et une solitude touchantes.

Skream “I—Loefah Remix” / “Monsoon—Loefah Remix” (Tempa)

macaron monsoonCatalogue : TEMPA017
Format : 12"

Tempa délivre une nouvelle sortie qui réunit deux des meilleurs producteurs dubstep. Deux tracks de Skream remixés par Loefah. Le remix de “Monsoon”, arrangé il y a deux ans alors que Loefah incubait ses premières idées halfstep, commence par une longue intro bucolique de violon chinois pour ensuite dropper sur une basse pulsative. “I” est rendu plus raw et plus massif par le remix d’un Loefah actuel, au style fouillé et déflagrant.